
De Peter Quanz

Héroïne parmi les plus bouleversantes de la littérature française, Marguerite Gautier traverse La Dame aux camélias comme une figure de lumière vouée à s’éteindre. Courtisane admirée et condamnée tout à la fois, elle croit encore possible un amour simple lorsqu’elle rencontre Armand Duval. Leur passion, sincère et absolue, se heurte bientôt à la morale et aux conventions d’une société qui ne pardonne pas.
S’inspirant du célèbre roman d’Alexandre Dumas fils, le chorégraphe canadien Peter Quanz signe un grand ballet narratif en deux actes où l’intime et le tragique s’entrelacent. La danse y devient langage de l’élan, de l’amour et du sacrifice, portée par une écriture chorégraphique néoclassique.
Offrant aux interprètes de vastes rôles dramatiques, La Dame aux camélias évoque, à travers ses décors et ses costumes, l’élégance feutrée du Paris du XIXe siècle. Fruit d’une étroite collaboration entre Peter Quanz et Florian Ziemen, la musique, puisée chez von Weber et chez des compositrices comme Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn et Clara Schumann, s’impose comme une voix à part entière du récit et tisse un paysage sonore d’une grande intensité émotionnelle.
La Dame aux camélias raconte un amour aussi lumineux que fragile, où aimer devient un acte de courage, et où le sacrifice devient la seule forme possible de liberté.
Prologue
Trois couples entrent en scène. Ils sont tous trois «Marguerite et Armand», les amants de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils, et dévoileront chacun un des thèmes de l’oeuvre : L’Amour, Le Sacrifice et L’Abîme.
L’Amour
Armand Duval, un jeune homme de la bourgeoisie parisienne du XIXe siècle, s’éprend éperdument de Marguerite Gautier, une courtisane très séduisante et entretenue par Le Duc. Malgré les préjugés et la désapprobation sociale, un véritable amour naît et grandit. Ils se retirent à la campagne et vivent le bonheur absolu.
Le Sacrifice
Monsieur Duval, le père d’Armand, implore Marguerite de renoncer à cet amour scandaleux et de sauver la réputation de son fils. Marguerite accepte et dissimule sa maladie, la tuberculose, pour ne pas inquiéter Armand.
ENTRACTE
L’Abîme
Croyant que Marguerite l’a abandonné, Armand est consumé par la tristesse, et la colère. Désillusionnée, rejetée par la société, dépouillée de son amour, Marguerite est éclipsée par Olympe, la nouvelle favorite de ces messieurs. Elle tombe dans un état de détresse émotionnelle. Dans les abîmes les plus sombres du désespoir, elle découvre un moment surréaliste d’extase et de réconfort.
Le Trépas
Les trois couples Marguerite & Armand se retrouvent face à la mort. Guidée dans son dernier voyage par Nanette, sa dévouée servante, Marguerite s’éteint. Tandis que l’image et les mots de Marguerite s’estompent dans le lointain comme la mémoire d’une beauté éphémère, Armand saisit enfin la profondeur de son dévouement, de son sacrifice et de son amour.
« En méditant sur l’oeuvre inspirante d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux Camélias, il est devenu manifeste pour moi, en tant que chorégraphe, que je devais me glisser dans l’intimité singulière de ce récit si émotionnel et nuancé. Dans ma vision, j’ai ainsi choisi d’encapsuler quatre tableaux émotionnels en usant de fragments condensés issus de ce roman. »
Peter Quanz, chorégraphe
À PROPOS DU SPECTACLE
Durée
Acte I : 65 minutes
Entracte : 20 minutes
Acte II : 45 minutes
LES GRANDS BALLETS
Réalisation des décors
Productions Yves Nicol, Showtex, Rose Brand, Nicheo
Atelier de costumes des Grands Ballets
Responsable de l’atelier de costumes : Mélanie Ferrero
Adjointe à l'atelier de costumes : Louisanne Lamarre
Commis à l'atelier de costumes : Christelle Deforceville
Acheteuse : Julie Pelletier
Chargée de projets – costumes : Marie-Hélène Gravel
Coupeuse Principale : Keli Alexandre
Première-assistante-coupeuse : Jessica Meghan Marcotte
Assistante-costumière intérimaire : Eve Plamondon
Assistantes-costumières : Emilie Tremblay Lévesque, Emilie Martineau
Découpeurs-couturiers : Daniel Baudet, Sebastian Bravo, Mari-Philippe Comeau
Couturières : Eve Boisvert, Anabel Caron, Cecilia Meza, Isabelle St-Gelais, Hélène Falardeau, Zeina Khalife, Yeelen Stanislas, Anne-Marie Rostaing, Olena Shkoda, Camille Lefresne, Agathe Baudry, Ange Bledja Kouassi, Slimane Henni, Silvana Fernandez, Francine Viens, Natalie Talbot, Catherine Brodeur, Laurence Binette
Stagiaire : Ariane Forest
Artisans externes
Artistes textiles : Valérie Delacroix, Katherine Paré
Chef coiffeuse : Stéphanie Bourgault
Coiffeuse : Ivana Gentile
Atelier Julie Sauriol
Coupeuse : Julie Sauriol
Couturières : Cyrille Brin-Delisle, Catherine Veri, Marion Taillard-Carrez
Stagiaire : Lorena Vargas Medina
Atelier Dominique Dubé
Chef d’atelier : Dominique Dubé
Coupeur : Michel Savoie
Découpeuse et couturière : Martine Dubé
Découpeur : Pierre Dextrase
Couturières : Cesar Taibo, Marie-Claude Jalbert, Midori Smith-Wong, Salma Bensaifi, Evelyne Dupuis, Geneviève Bouchard
Stagiaire : Justine Lemire
Concerto pour orchestre à cordes, Mouvement 2, Andante composé par Grażyna Bacewicz
Utilisé avec l'accord de European American Music Distributors Company, agent canadien et américain de Polskie Wydawnictwo Muzyczne
Ciel d'hiver composé par Kaija Saariaho présenté sous licence par G.Schirmer, au nom de Chester Music Ltd. détenteur des droits d'auteur
D’un matin de printemps et D'un soir triste composés par Lili Boulanger (Edition de Clincton F Niewer)
Symphonie No1, 2e mouvement composé par Louise Farrenc, avec l'autorisation de Florian Noetzel Verlag GMBH
Notturno en sol mineur composé par Fanny Mendelssohn, orchestration par Florian Ziemen
Romance en la mineur composé par Clara Schumann, orchestration par Florian Ziemen

