

La semaine dernière, un atelier de trois heures consacré aux techniques somatiques et à l’approche Laban Bartenieff, a permis aux participants d’explorer le mouvement comme outil de conscience de soi. Animée par Brigitte Lachance, cette rencontre a offert un espace sécurisant et humain pour ressentir, comprendre et expérimenter le corps en mouvement.
L’atelier a débuté par un échauffement inspiré des principes de Laban et de Bartenieff. En portant attention aux muscles, aux os et à la connexion entre les différentes parties du corps, les participants ont progressivement développé une présence plus consciente à leurs sensations. Cette approche permettait d’entrer doucement dans une exploration à la fois physique et réflexive.
Au fil de la séance, les fondements théoriques de l’approche Laban-Bartenieff ont été présentés, notamment les principaux patrons de développement neuromusculaire présents dans le corps humain. Les patterns respiratoire, core-distal, tête-queue, haut-bas, homolatéral et controlatéral ont été abordés autant sur le plan théorique qu’à travers des exercices pratiques. Une vidéo de Hana Kamea Kemble est également venue enrichir les échanges en mettant en lumière le rôle de ces patterns dans la motricité, la régulation et le rapport à soi.
L’un des aspects marquants de l’atelier a été la place accordée aux échanges et à la réflexion personnelle. Grâce à différents moments de partage, chacun a pu observer ses sensations, reconnaître certains schémas corporels et mettre des mots sur son expérience. Les questions proposées ont favorisé des prises de conscience individuelles tout en créant des discussions authentiques et bienveillantes entre les participants.
Une idée importante s’est dégagée de cette rencontre : le trauma s’inscrit dans le corps, et la danse-thérapie peut offrir un chemin vers la guérison. En ramenant les participants dans le moment présent, les exercices ont démontré comment la respiration, la présence corporelle et l’organisation dans l’espace peuvent soutenir un sentiment de sécurité et de stabilité. Ces gestes simples prennent une dimension profonde lorsqu’ils sont réalisés avec attention et intention.
L’atelier a également permis de réfléchir à l’apport de ces approches pour les professionnels de la santé. En développant une meilleure compréhension du corps et du mouvement, ces pratiques peuvent enrichir l’accompagnement clinique et offrir de nouveaux outils d’intervention centrés sur l’expérience corporelle.
Dans la dernière partie de la séance, une courte routine a été transmise afin de permettre aux participants de poursuivre l’exploration à la maison. Cet outil concret vise à intégrer les apprentissages dans le quotidien et à encourager une relation plus attentive et compatissante envers son corps.
Pour finir, cet atelier a été bien plus qu’une formation théorique. Il a offert un véritable espace de présence, de connexion et d’écoute de soi, rappelant l’importance d’habiter son corps avec davantage de conscience et de bienveillance.

