

Tout au long de l’année 2025, le Centre national de danse-thérapie a développé et ancré ses activités dans l’exploration de nouvelles pratiques et partagé les bienfaits de la danse auprès de divers publics.
Photo : Vincent Morreale
L’hiver a débuté avec le retour de notre collaboration de longue date avec HUPR et Cirque Hors Piste dans le cadre de deux jours de formation en art social, un espace où les échanges de pratiques et d’expertise ont stimulé la créativité des intervenants de terrain. Quelques semaines plus tard, cette démarche a donné lieu à une Journée de Réflexion réunissant des acteurs du milieu culturel, du milieu de la santé et de la recherche, nourrissant nos réflexions sur les transformations du secteur en période post pandémique.
Parallèlement, nous avons exploré le monde numérique avec Martin Lemay, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal, et son équipe de recherche. Ensemble, nous avons développé des cours de danse dans le métavers pour faciliter l’inclusion sociale des jeunes en situation de handicap, élaborer des contenus de classe de danse, influencer et nourrir les réflexions autour du métavers, notamment sur les usages possibles des avatars dans le cadre d’un cours de danse, et contribuer à la création d’un guide d’utilisation destiné aux enseignants.
Photo : CNDT
Au printemps, Émilie, responsable de la danse-thérapie par intérim au CNDT, a présenté son projet de maîtrise sur le développement de pictogrammes de danse à l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS), un pilier de la recherche francophone au Canada et à l’international. Ce projet, dont l’objectif est d’adapter l’enseignement à des enfants autistes en milieu scolaire, a été très bien accueilli. Il a suscité des échanges autour de l’impact des services du CNDT ainsi que sur les pratiques de la danse adaptée.
Nous avons également accueilli l’Association jamaïcaine de Montréal pour poursuivre son exploration de l’engagement et du sentiment de communauté à travers la danse. Cette initiative du groupe de recherche de Ce qui nous lie nous a permis de réfléchir à des questions d’accessibilité, d’engagement et de collectivité.
Photo : Vincent Morreale
En mai, les bénéficiaires des partenaires du CNDT ont été invités à une performance décontractée de Don Quixote. Sept-cent quarante-quatre spectateurs aux profils variés et ayant des besoins sensoriels ont été accueillis à la Place des Arts. Le témoignage d’une participante illustre l’esprit de cette expérience : "L. et moi avons passé un merveilleux moment, c'était une première pour toutes les deux, d'assister à un spectacle de ballet et quel spectacle ! J'ai trouvé formidable l'approche des Grands Ballets pour les personnes à besoins particuliers… Ça met du baume sur un quotidien pas toujours facile. À la prochaine fois avec grand plaisir !"
L’été a été marqué par de nombreux engagements communautaires. Ce fut la première édition d’une conférence sur les danses des peuples autochtones de l’Île de la Tortue, animée par Barbara Kaneratonni Diabo, et cet événement a représenté un jalon important dans la mémoire et la transmission que le CNDT veut appuyer. La 5ᵉ cohorte de la formation en danse-thérapie a inauguré sa première session, réunissant des étudiantes et étudiants aux parcours professionnels variés, allant de la drama-thérapie à la psychiatrie, en passant par l’éducation spécialisée et la physiothérapie.
Nous avons également participé au Festival Fierté Montréal, tissant des liens avec des organismes de soutien à la communauté LGBTQIA2+ et développant nos offres de services en collaboration avec eux. Le retour de nos partenaires des camps d’été de AMDI, Massawippi et Espace Transition ont permis aux jeunes et aux adultes de vivre des expériences de danse adaptées et inclusives dans un environnement créatif, stimulant et bienveillant.
À l’automne, nous avons poursuivi nos activités de diffusion et de formation continue, notamment par une présentation sur Les Grands Ballets et Ludmilla Chiareff à la Ville de Longueuil. Nous avons participé à la conférence à la conférence de l’American Dance Therapy Association à Riley, en Caroline du Nord,et nous avons organisé un atelier de formation continue animé par Maï(g)wenn et Les Orteils, portant sur l’enseignement et la création en danse adaptée auprès d’élèves neurodivergents. Par ailleurs, les actions de médiation et de sensibilisation se sont intensifiées dans les milieux scolaires ainsi que dans le réseau de la santé et des services sociaux, contribuant à renforcer les liens avec nos partenaires.
Photo : Vincent Morreale
L’année s’est conclue sur une note prometteuse de 38 partenaires qui ont offert des services de danse adaptée et de danse-thérapie. Il convient également de souligner l’apport des fondations privées et des donateurs, qui permettent de garantir la qualité et la pérennité des services destinés aux populations vulnérables et marginalisées.
Ainsi, 2025 s’est imposée comme une année d’ouverture, de partage et de consolidation, au cours de laquelle le CNDT a su allier créativité, recherche et humanité, faisant de la danse une pratique porteuse de bien-être.

